embedded weblog

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - enseignement

Fil des billets - Fil des commentaires

jeudi, novembre 12 2009

conférence Paris8, deuxième

Pile poil un an après ma conférence à Paris 8, me revoilà au même lieu, toujours sous le regard d'Isis Truck, et celui d'une assemblée assez nombreuse et hétéroclite. Début de conférence retardé pour cause de câble manquant (ma faute, c'était dans mon sac, en plus...) et de projo à aller chercher à l'autre bout de St-Denis l'université, j'aurai tout de même bien parlé deux bonnes heures, ce qui me fait penser que je devrais peut-être songer à une version "light" -- pas gagné. Voici en tout cas les slides de la conférence Paris 8 2009 remis à jour (c'est-à-dire sans coquille).

Encore une fois, je remercie l'équipe de Paris 8 pour m'avoir si sympathiquement accueilli.

lundi, mars 23 2009

un troll peut cacher bien des vérités

Cela faisait longtemps que je n'avais point trouvé sujet à troll, et même si ce n'est pas vendredi, voici un billet sur une pile d'appel Java pour le moins... impressionnante. Même en ruby, on ne fait pas mieux, même si c'est déjà beaucoup. D'autant que nous ne somme pas encore dans le code de l'interpréteur. Cependant, il faut paraît-il minorer pour le Java : la pile présentée est celle "virtuelle" (correspondant aux sources), et non la "réelle" qui peut être bien plus optimisée ; on n'en demeure pas moins songeur.

Faut-il crier haro sur le Java pour autant ? (je rappelle que nous sommes sur un blog embarqué) Un ingénieur très expérimenté en informatique industrielle/embarquée (ça tombe bien) dit que non. Et il détaille très longuement. J'aurais tendance à appuyer cet argumentaire, mais constate que l'Ada est tout de même plus sympathique que le Java (même si les effets de bords y sont bien plus aisés, par exemple parser des chaînes de caractères en Ada est à la limite de la calamité). En attendant, chacun sait mon aversion pour le C (d'autant que je le maîtrise parfaitement, sinon je ne pourrais en faire état :)  ). De même, des implémentations "solidifiées" de Java se comptent au nombre de deux (au moins, il faut voir où en est Sun aussi) depuis bien des années maintenant, et je n'ai pas l'impression qu'elles suscitent un grand engoument ; on vérifiera cela sur le stand d'Aonix (qui n'hésite pas à comparer Ada et Java) au prochain salon RTS.

Vers la fin de cet argumentaire très intéresant que j'ai cité, on trouve ceci :

One of the biggest lessons I've learned in my many years of working, interviewing, and managing projects is that specific technical skills are far less important than outlook and character. Technical skills are the easiest skills to teach. They're also the skills that must be updated and replaced regularly.

Le hasard voulait que je tienne précisément le même discours fort récemment, ce week-end pour être précis. Le problème est alors l'enseignement de cette partie très importante du métier de l'ingénieur (à tel point que l'évolution de carrière tend à en faire l'unique sujet, alors que la technique "pure" disparaît du champ d'action à plus ou moins court terme) : pour moi, cette formation de l'esprit passe par du retour d'expériences à travers de la veille technologique et de l'étude de marché (mêler des cas réels à des graphes d'études), par exemple. Simplement, ça ennuie toujours les étudiants...  :)

jeudi, décembre 18 2008

conférence Paris8 (mais cette fois, ce n'était pas moi)

Non, c'était Pierre Gronlier, un plus-que-fort bon ami de mes années d'étude à l'EPITA, qui après avoir brillamment obtenu son diplôme spécialisé dans le logiciel embarqué et temps-réel (je précise, parce qu'on était classé au même niveau, donc je m'envoie indirectement des fleurs), a continué très originalement sur un master à l'ENS Cachan. Spécialité : le traitement de l'image. Tout un programme !

Coopté lors de ma propre conférence auprès de la gente Isis Truck -- qu'il est toujours un plaisir de revoir --, je peux me targuer d'avoir aussi recommandé Basile Starynkevitch pour le 26 janvier prochain, comme quoi je devrais penser à me reconvertir en agence (ça dépendra de mon EAD, hum :D ) ; en revanche, je ne suis pour rien dans la programmation de Loïc Dachary du 2 février suivant, mais le monde est décidément petit. Ce qui est certain, c'est que pour une première expérience, ce fut fort bon. La conférence a porté sur le codage vidéo (et non l'encodage, pensons aux apparatchik de l'orthographe françoise, même si la subtilité est tellement subtile que...), car Pierre travaille pour Actimagine. Le lien avec l'embarqué est évident : le but premier est de permettre une décompression vidéo de leur propre format, Mobiclip, équivalent en qualité au h264, sur des appareils déjà en circulation et non prévus pour (CPU pas assez puissant et GPU absent), ou disposant de peu de batterie : téléphones, consoles vidéos, etc. Bon, c'est pas libre, mais franchement, la démonstration est assez bluffante pour ne pas dire que ça pue, à moins d'être malhonnête (et puis, il y a aussi des choses pas libres qui puaient, et qui une fois libérés sentent toujours fort, Java par exemple, et le reconnaître vous empêche d'être qualifié d'ayatollah du libre, alors...). En revanche, aussi excellent soit le produit, il serait bien de penser à une version Linux autre que celle de l'ami Pierre sur son PC. Bref...

Pierre a parlé d'à peu près tout, et de fait ça a duré : après avoir galéré sur la ligne 13 et être arrivé à 18h20 (18h00 en prévision, c'est tôt, mais bon...), la présentation a terminé bien après 20h00 (une bouteille entière d'une célèbre boisson désaltérante fut sacrifiée). Différences de format de câbles, d'affichage, de codecs, subtilités afférentes au codage vidéo -- le gamma et ses histoires ubuesques, entre autres héritages-boulets que l'on traîne toujours --, on aura même parlé de la perception visuelle avec une plongée dans notre capteur oculaire portatif (qui peut cependant aussi servir à la drague). Comme les slides sont disponibles, il est inutile de s'étendre.

Mais louons tout de même cette forte introduction-et-plus à ce sujet plus passionnant que ça en a l'air de prime abord (quoique les cours de traitement de l'image n'étaient pas mes préférés, j'ai toujours préféré les manchots en boîte), et surtout que l'on peut être amené à croiser un jour ou l'autre : outre la petite digression dans l'échec de la DVB-H en France (et il se trouve que j'ai bossé sur l'implantation de la DVB-SH : mais en l'occurrence, le simulateur de communication satellite avec le récepteur-retransmetteur terrestre), la partie sur la transmission télévisuelle m'aura rappelé mon passage dans les services de Philips l'année dernière (aujourd'hui racheté par Pace), où j'ai dû ingurgité dans le métro les bases du métier, avec le très bon ouvrage maison (on y parle beaucoup d'OpenTV, de fait, qui comme l'indique son nom est très fermé -- c'est ce qui fait tourner C+, par exemple). Alors il est toujours bon, pour sa culture, de savoir de quoi l'on parle. Surtout lorsque les STB, les télés, les lecteurs DVD et j'en passe migrent tous peu à peu sous Linux (et même les retransmetteurs de DVB-SH, donc...).

J'invite donc tout un chacun à découvrir les 10Mo de slides de Pierre, que je peux encore remercier au passage.

mardi, novembre 11 2008

conférence Paris8

Dans le cadre des conférences menées au sein du département d'informatique de l'Université Paris 8 (Master professionnel Informatique des Métiers et des Applications), j'ai pu mener auprès des étudiants de Master (et notamment les M2 spécialisés en Informatique et Systèmes Embarqués), une conférence sur Linux embarqué. Sujet qui recouvre toujours plus que Linux mais le libre en général, même si notre kernel favori constitue évidemment l'essentiel du sujet. Voici donc les slides sous licence libre FDL, au format OpenOffice.org (3,2mo) et au format pdf (1mo). J'ai aussi effectué une démonstration avec la carte SBC2440, dont on trouvera des détails par là.

Je tiens à chaleureusement remercier Isis Truck pour avoir organisé cette rencontre avec un public nombreux (une quarantaine ou cinquantaine d'étudiants, dirais-je). La séance de questions fut assez brève, mais il est tout à fait possible d'en poser ici-même en commentaire. Mon attention a été attirée sur QNX, microkernel (Neutrino) et système d'exploitation complet certes très connu (de nom du moins) dans le milieu industriel, mais pas si répandu que cela, du moins pas autant qu'il ne devrait l'être si l'on considère ses performances objectives ; après avoir pris connaissance de la licence prise de tête pour une utilisation non-commerciale, je pense qu'il ne faut pas chercher plus loin l'explication du succès de Linux sur QNX, pourtant présent sur le marché depuis le début des années 80, et ayant commencé à s'ouvrir trop tardivement, après la montée en puissance constatée de Linux (virage qu'ont dû aussi prendre WindRiver ou LynuxWorks, ce dernier ayant changé de nom pour l'occasion en ajoutant un "y").

C'est ainsi qu'encore une fois, malgré les incertitudes qui règnent dans les esprits à son sujet, la licence GNU/GPL se montre supérieure : le même constat peut en effet être observé avec le système BSD, longtemps tout à fait meilleur que Linux sur tous les points, mais qui n'arriva jamais à percer, malgré plus de 10 ans (si ce n'est 15) d'avance dans le développement. Aussi, le micronoyau L4, projet universitaire lancé en 99 et dont la version 1.0 date de 2003, a déjà été récupéré plusieurs fois, notamment par l'équipe d'OpenKernel-Labs pour OKL4, le projet de paravirtualisation temps-réel pour l'embarqué courroné de succès. Son secret ? L4, outre qu'il est intelligemment et efficacement conçu, est sous GNU/GPLv2 (additionné d'une licence commerciale, comme Qt) depuis son lancement, tout simplement.